L’OUBLI

Alma, 20 ans, tente de fuir un passé familial marqué par la Shoah, trop lourd à porter. Entre devoir de mémoire et besoin d’oubli, comment vivre ? Persuadée que "nous avons perdu le sens du mot humanité", elle fuit dans les jeux vidéo. Ils lui permettent de "laver son cerveau" et de "sortir du fleuve de l’Histoire".
Sur scène, Alma entre dans son écran. Immergé au cœur d’animations 3D, le spectateur est entraîné par son avatar dans les affres de l’Histoire et dans l'enfance d'Alma, avec ses peurs et ses fantasmes. Il suit ses réflexions, sans savoir où s’arrête la vérité et où commence le mensonge. Car peu à peu, Alma perd le fil. Elle oublie, se remémore, finit par s’inventer sa propre histoire familiale pour échapper à la grande Histoire de l’humanité. Et avoir le droit d’oublier les femmes, les enfants et les vieillards morts Auschwitz qui l’empêchent de dormir la nuit.

Texte
Petite fille de Jacques et Madeleine Goldszetjn, rescapés d’Auschwitz, la metteuse en scène Julie Benegmos découvre en 2014 L’Oubli (Gallimard / L’Arpenteur, 2014), roman de la jeune Frederika Amalia Finkelstein, également descendante de survivants de la Shoah. Avec cette adaptation sous forme de monologue, entre réel et virtuel, elle s'interroge sur la transmission et sur le poids de cette mémoire.

En observant Martha Eichmann, je me suis demandée si elle n’était pas déjà morte ; emmurée vivante par la trace qu’a laissé son grand-père sur le monde, et que son nom lui a transmis. Je me pose parfois la même question à mon endroit : suis-je emmurée vivante par la trace qu’ont laissé sur moi mes ancêtres? Les traces peuvent nous ensevelir. C’est la raison pour laquelle je veux oublier.
Fréderika Amalia Finkelstein
En savoir +

FIN DE PARTIE 2018
ET... GRAND MOMENT DE CONVIVIALITE APRES LE SPECTACLE : ON FAIT LA FETE ET ON DANSE AVEC LA GUIGUINCHE !!!!
NUIT BLANCHE

 

RESERVEZ VOS BILLETS